L’Uniopss relève une stagnation inédite de l’emploi associatif sanitaire et social en 2018

Le vent tournerait-il pour le secteur associatif sanitaire et social ? Si ces dernières années l’emploi dans ce champ était en augmentation constante, 2018 marque une rupture.
À l’heure du traditionnel bilan annuel de l’emploi associatif sanitaire et social de rentrée, l’Uniopss insiste par communiqué sur le caractère inédit de la situation en 2018. Il indique pour la première fois depuis dix ans* que l’emploi « ne progresse pas dans ce secteur après une augmentation de 7% entre 2009 et 2017 ».
Une vision plus positive consisterait à mettre en avant le fait que finalement l’année 2018 s’est terminée de façon plutôt favorable pour l’emploi du secteur. Après avoir démarré sur une diminution les deux premiers trimestres, elle a connu en effet une légère hausse les deux suivants. Les statistiques affichées laissent même penser que ces associations et fondations s’en sortent plutôt bien par rapport au mouvement de fond constaté par les autres secteurs. L’Uniopss rapporte ainsi que l’emploi privé non lucratif, tous secteurs confondus, enregistre globalement une baisse nette de 1% entre 2017 et 2018.

L’évolution du nombre de salariés se stabilise en 2018.

En 2018 le secteur sanitaire et social privé non lucratif compte au total 35 214 établissements employeurs (contre 35 120 en 2017) mais aussi plus de 1,12 million de salariés représentant une masse salariale de 24,7 milliards d’euros.

Mais dans ce champ associatif toutes les activités ne sont pas logées à la même enseigne. Les emplois de l’aide à domicile connaissent par exemple, sur un an, la plus importante diminution (-1,3% par rapport à 2017).  « Les effectifs dans les structures pour personnes âgées connaissent également en 2018 une baisse ou une moindre hausse par rapport à celle de 2017, qu’elles relèvent de l’hébergement médicalisé (-0,7%), de l’hébergement social (-0,2%) ou de l’action sociale sans hébergement (+0,9% entre 2017 et 2018 contre +3,6 % entre 2016 et 2017) », précise l’Uniopss.

Outre ces moyennes nationales, un bilan régional de l’emploi est comme les années précédentes proposé. L’Île-de-France conserve sa place de première région de France pour l’emploi associatif sanitaire et social. Elle se distingue aussi par la hausse de ses effectifs avec 176 000 salariés en 2018 contre 173 414 en 2017. Suit toujours l’Auvergne-Rhône-Alpes avec 143 355 salariés en 2018. Par contre, cette dernière a été touchée par la baisse des effectifs. Elle affichait 145 123 salariés en 2017.

* Le bilan de l’emploi associatif sanitaire et social est réalisé depuis 2009 par le centre de ressources du dispositif local d’accompagnement (CRDLA) social, médico-social et santé et l’association Recherches et solidarité.

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