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Source : caf.fr

Il y a des handicaps que l’on ne perçoit pas au premier regard. Fatigue chronique, troubles de la vision… certains, peu médiatisés et méconnus du grand public, sont pourtant très répandus. Pour changer notre regard, une seule solution : informer.

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Une personne en fauteuil roulant et une autre épuisée. Leur point commun ? Le handicap. Pour la première, c’est flagrant. Pour la seconde, c’est moins évident. Pourtant, en France, 80 % des handicaps déclarés sont invisibles. Il en existe plusieurs types.

Tout d’abord, certaines pathologies chroniques telles que le diabète, le cancer, la sclérose en plaques ou des maladies rares, qui peuvent devenir invalidantes. Ensuite, les troubles cognitifs et notamment les « dys » comme la dyslexie et la dysphasie. Ils entraînent des difficultés de compréhension et d’expression et sont souvent confondus avec de la maladresse, voire de la déficience intellectuelle. « Mais il n’en est rien ! », observe Carole Briatte, cofondatrice de l’association Handicaps invisibles et fibromyalgies.

Les personnes atteintes de maladies psychiques comme la dépression sévère, les troubles phobiques, la schizophrénie ou la bipolarité sont également concernées.

Pour finir, on retrouve les handicaps sensoriels qui incluent les déficiences visuelle et auditive. Vous avez peut-être déjà croisé une personne qui gardait ses lunettes de soleil en toutes circonstances ? Il est probable qu’elle souffre d’une dégénérescence de la rétine ; ses yeux sont donc beaucoup plus sensibles que la moyenne.

« Le fauteuil roulant concerne une minorité de personnes »

Pour certains, c’est la double peine : aucune reconnaissance, donc pas de suivi médical adapté. « Je suis tout le temps fatiguée, j’ai des douleurs inexpliquées dans tout le corps, et contrairement aux idées reçues, je ne suis ni hypocondriaque, ni fainéante, affirme Carole Briatte. Il y a plusieurs années, on m’a diagnostiqué une fibromyalgie. Malheureusement, elle n’est pas considérée comme une maladie, encore moins comme un handicap. »

Ces troubles ne sont pourtant pas sans incidence et affectent son quotidien, tout comme celui des millions de Français concernés par un handicap qui ne se voit pas. « Il est temps que ça change, que l’on arrête de nous dire « c’est dans la tête » et que nous recevions des traitements adaptés, revendique-t-elle. Le fauteuil roulant concerne une minorité de personnes et ne représente pas l’ensemble des handicaps. Il est donc important de changer cette représentation des personnes handicapées. » Pour cela, il est primordial de sensibiliser le grand public, d’informer et de communiquer à ce sujet.