Le point infos du Collectif Handicap 54 # 350

Ressources

Les détroits semblent de plus en plus étroits, à mesure que les chocs se succèdent. De quoi avoir un sacré coup de pompe, mais ici on ne vous fera pas le coup de la panne.

Alors même si notre style n’est pas toujours raffiné, on fait le pari, certes pas très osé, que vous carburez -au moins en partie- à la solidarité, quand celle-ci est bien dosée.

Cela tombe bien, c’est notre matière première, notre couleur primaire, notre prime en aller vers.

Faisons donc comme chaque semaine un bout de covoiturage à travers ce bienveillant pâturage. De la caisse nationale à l’aide départementale, il faut savoir région garder. Au royaume des ressources limitées, gardons à l’esprit que la plus belle façon de rester libre est de s’associer, pour mieux faire société.

« Station solidarité » – image générée

Un soutien bienvenu pour la MDPH et les demandeurs.

Malgré un « effet ciseau », la Meurthe-et-Moselle ne taille pas dans les dépenses de soutien à la MDPH. Malgré un contexte difficile lié à une hausse des dépenses contraintes – associées à une chute des recettes, Catherine BOURSIER, vice-présidente déléguée à l’autonomie, a en effet annoncé qu’avec l’appui de la CNSA, le département continuerait de mobiliser à la fois une « subvention d’équilibre » et une enveloppe dédiée à renforcer les moyens humains. Objectifs : résorber l’énorme « stock » de demandes en cours à la MDPH, et par là réduire les délais de traitement fortement allongés ces dernières années. Quatre facteurs clés (notamment la capacité de recrutement de médecins et chargés d’évaluations) impacteront le scénario de sortie de crise, soit un retour un délai traitement moyen de 4 mois, du plus optimiste en avril 2026 au plus pessimiste en octobre 2026.

Chef de file.

Autonomie, action sociale, insertion, habitat – logement, aide sociale à l’enfance ou encore protection maternelle et infantile : le département est à la fois le chef de file et le garant de l’aide sociale, cette dernière devant être, selon le code de l’action sociale et des familles « considérée comme l’expression de la solidarité de la collectivité à l’égard des personnes qui, en raison de leur état physique et/ou mental, ou de leur situation économique et sociale, ont besoin d’être aidé. Cette aide permet de contribuer à des dépenses particulières (service, hébergement, etc.)». Ainsi le département met en œuvre et finance des prestations en application des bases légales, mais peut également accorder des prestations dites extralégales (par exemple, le Revenu d’Émancipation des Jeunes, expérimenté en Meurthe-et-Moselle). L’ensemble de ces mesures et prestations figure dans un règlement qui constitue à la fois une obligation légale, un outil d’amélioration de l’accès au droit pour les usagers et une base de références pour les professionnels. Celui de Meurthe-et-Moselle vient d’être actualisé, avec un soin particulier apporté en matière de lisibilité, présentation des voies de recours et illustration de la « richesse des moyens d’action » mise en œuvre.

« N’acceptons pas que les lois qui protègent ne soient pas appliquées. »

Il y a près de 20 ans, grâce à la mobilisation d’associations qui refusaient de voir autant de citoyens à la rue ou mal logés, l’État faisait de l’accès à un logement décent et indépendant un droit opposable, au même titre que l’accès aux soins ou à l’éducation. Loin de satisfaire à ses obligations, l’action publique (ou plutôt son absence) a pourtant laissé la situation se dégrader et les écarts se creuser, culpabilisation des victimes et discours axés sur la division achevant les espoirs en particulier des plus démunis. Se refusant à tolérer que ce pilier de la cohésion sociale soit davantage sacrifié faute de volonté politique, un collectif d’associations fait paraître un manifeste programme des événements de sensibilisation.

Engagement citoyen.

Déficit de diversité, engagements plus ponctuels, crise du renouvellement… Le Haut Conseil à la Vie Associative dresse un constat relativement alarmant pour le secteur associatif et appelle à une transition culturelle en matière de gouvernance notamment, afin de redynamiser ce tissu indispensable qui pallie certaines défaillances tout en étant un des fondements de la cohésion sociale. Un rapport qui s’accompagne de 20 préconisations, à destination tant des pouvoirs publics que des associations elles-mêmes.

Le parti d’en rire.

Qui a dit que stand-up et handicap n’étaient pas compatibles !? Alors que l’auto-dérision fait cruellement défaut à certains, le festival Humour & Handicap vous propose un sas de décompression bienvenu. Des places à gagner sur Facebook.

Pour le Collectif Handicap 54,

François JACQUES, Edito/Résumés

Vincent HAREL, Veille informationnelle


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