Écosystèmes
La journée mondiale des espèces menacées célébrée ce jour doit être l’occasion de nous faire prendre conscience que nous vivons à la fois dans un monde fragile, interconnecté, dominé par nos comportements individuels et nos décisions collectives. #anthropocène…
Il a ainsi fallu un effondrement massif de populations d’abeilles pour que l’on se souvienne de leur rôle écologique et des « services » qu’elles rendent directement et indirectement à notre environnement (même si elles ne doivent pas être réduites à une vision utilitariste).
Tant qu’il y a « menace », il y a capacité à agir, même si les marges de manœuvres sont parfois minces. À l’instar des apidés, le secteur associatif est aujourd’hui plus que jamais sous pression et risque de ne plus pouvoir jouer son rôle de « force structurante » vitale dans notre État de droit. Avec ou sans regain de soutiens financiers, il va quoiqu’il en soit devoir se réinventer pour survivre.
« L’intérêt général se construit dans la coopération et non dans la verticalité », nous dit la doctrine associative du Conseil Économique Social et Environnemental. Ce sera indéniablement un facteur de clé de résilience démocratique.
1https://www.journee-mondiale.com/325/journee-star-wars.htm

Cicatrisation psychologique. Afa Crohn RCH France, unique association nationale de personnes concernées par les MICI, coordonnera la journée dédiée à ces pathologies qui touchent de plus en plus de personnes, notamment dans les pays occidentaux. Du diagnostic aux traitements en passant par les éventuelles rechutes, chaque cas relève de parcours où les chocs émotionnels se succèdent, mettant la résilience des malades et leurs proches à l’épreuve. Cette thématique sera au cœur de la campagne de sensibilisation cette année, dans l’objectif d’humaniser et adapter les parcours de soins.
Chambre avec vues. Avec ses 82 organisations pour 175 membres récemment renouvelés, le CESE représente la « société civile organisée » au sein du 3ème haut lieu de la démocratie après l’Assemblée Nationale et le Sénat. Bien que son fonctionnement ait été remis en cause par la Cour des Comptes en 2025, cette institution est un des derniers lieux où la culture du compromis peut s’exercer, avec pour objectif d’éclairer le Parlement dans l’élaboration et l’évaluation des politiques publiques, au regard des réalités des territoires et dans une dynamique ascendante. Le Collectif Handicaps y avait donc toute sa place. Retour sur son premier mandat à travers la représentation de Lionel DENIAU, qui a pu faire valoir la « transversalité » des nombreux enjeux liés à l’inclusion, à un moment critique pour le secteur associatif.
French Connexions. Lors de son récent congrès, l’UNIOPSS, le secteur a dénoncé une « privatisation rampante » de l’action sociale. Face à la crise multidimensionnelle qui le touche, le secteur associatif doit non seulement « entrer en résistance » mais également se réinventer. Diversification des ressources, coopération renforcée, gouvernance, valorisation des apports associatifs à la cohésion nationale… Autant d’impératifs pour préserver les solidarités de logiques marchandes dans une approche humaine, de proximité.
Rien à déclarer ? Majorations du quotient familial, abattements, réductions et crédits d’impôt, revenus exonérés, individualisation du taux de prélèvement à la source pour les couples, simulateur… Un petit condensé de ce que vous pouvez faire valoir en matière d’avantages fiscaux – à destination des personnes en situation de handicap et de leurs aidants.
Ceci n’est pas un poisson. Depuis le 1er avril, l’attribution de l’AEEH peut se faire sans limitation de durée, mais uniquement pour l’allocation de base et pour des enfants sans « aucune perspective d’amélioration ». La réforme, présentée comme une avancée majeure, ne constitue finalement pas une révolution dans le quotidien des familles confrontées au handicap.
Remboursement intégral, réussite partielle. Si une grande partie des demandes a été acceptée, de nombreux obstacles freinent encore la mise en œuvre de la réforme du remboursement intégral des fauteuils roulants, notamment pour les fauteuils plus « techniques ». Difficultés d’avoir un rendez-vous avec des équipes spécialisées, part d’interprétation dans les préconisations, mise à disposition de matériel pour les tests obligatoires avant validation… Le comité de suivi s’est exprimé, le gouvernement va proposer des ajustements.
Pour le Collectif Handicap 54,
François JACQUES, Edito/Résumés
Vincent HAREL, Veille informationnelle
En savoir plus sur Le Collectif Handicap 54
Subscribe to get the latest posts sent to your email.

