Le point infos du Collectif Handicap 54 : édition 305.

Autonomie, quand tu nous tiens

Comme nous l’avons récemment rappelé à l’occasion de ses 20 ans, la loi de 2005 a défini la situation de handicap comme une interaction de facteurs personnels et environnementaux.

Partant de ce principe, devant des escaliers, une personne en fauteuil roulant sera bien évidemment en situation de handicap. Dans de nombreux cas de ce typê, on attend du lieu en question qu’il se rende, par tous moyens nécessaires, à la fois accessible et en accord avec la loi (Française, du moins). Dans d’autres cas, qu’à cela ne tienne : si cette « boutique » ne « veut pas de nous », allons dépenser notre argent ailleurs… Nous sommes parfois libre de nos choix.

Si étymologiquement être « autonome » c’est ce définir selon ses propres règles, ces règles restent soumises à des contextes (juridiques, économiques…) bien précis. Dans un sens, au même titre que la liberté, on pourrait dire que l’autonomie des uns s’arrête là où commence celle des autres… Dans un environnement en perpétuelle évolution, empli d’injonctions contradictoires, la quête d’autonomie se heurte à de nombreux défis.

Et les difficultés que l’on peut connaître à l’échelon individuel se transposent d’un facteur exponentiel à l’échelon national et a fortiori continental.

Dans un monde globalisé où l’interdépendance est inévitable, il convient de choisir, autant que faire se peut mais avec le plus grand « soin » de qui nous dépendons : les « garde-malades » ont disparu, les garde-fous disparaissent, le garde-manger s’amenuise… Coluche aurait rajouté « les gardiens de la paix feraient mieux de nous la foutre ».

Chez moi une constante tout de même. Plus je connais les hommes, plus j’aime les bonobos. Et parce qu’il est plus qu’urgent de préférer l’amour à la guerre, je finirai par un hommage à Herbert LÉONARD qui nous a quitté hier.

Je vous laisse juger de la qualité du texte. Il a au moins le mérite de faire écho à notre dernier article 🤭

Un homme qui semble angoissé s'interroge à un carrefour
les difficultés du choix–image générée–le chat

Du pain sur la paillasse. Celle du laboratoire d’idées qui vous invite à brainstormer sur la prise en charge de l’obésité, avec un centre spécialisé du CHRU de Nancy.

Journée mondiale de l’obésité le 4 mars 2025 à Nancy.

Grande cause, petite remédiation ? L’Espace de Réflexion Éthique Grand Est dédie le 5e volet de son cycle « Me soigner demain » à l’avenir de la psychiatrie. La crise qui touche le secteur de la santé mentale est connue depuis longtemps. Pourtant, le sujet ne semble pris au sérieux qu’à l’occasion d’incidents voire de drames. Il existe malgré tout des pistes pour améliorer l’organisation des soins et la prise en charge des patients.

« Penser l’avenir de la psychiatrie » : Webinaire de l’EREGE le 4 mars 2025 à 18 heures.

Des différents à propos d’égalité. Une rencontre mêlant témoignages, bilan de la loi de 2005, table ronde et échanges aura lieu le 17/03 au Conseil Départemental, qui organise cette manifestation conjointement avec la Métropole du Grand Nancy et le CDCA, avec une participation du Collectif Handicap 54 et du CNCPH. Ne manquez pas ce rendez-vous qui sera l’occasion de rappeler qu’en matière d’égalité, le handicap est toujours en chantier…

« Citoyenneté et handicaps : tous égaux ! Vraiment ? » : Rencontre lundi 17 mars à 14 heures au CD de Meurthe‑et‑Moselle.

Seul, on ne change pas les rayures du zèbre. Mais ensemble, on peut faire bouger les lignes. C’est ce que m’inspire entre autres la mascotte de cette association au nom rythmé à prononcer. Missions, actions, coordonnées et permanences : découvrez « Typik’Atypik 54 » qui vient de rejoindre notre collectif local. Les Troubles du Neuro Développement n’ont plus qu’à bien se tenir !

L’association Typik’Atypik 54 rejoint le Collectif Handicap 54 : bienvenue à elle !

Intentionnelle, structurelle, moins si affinités. Parmi les 25 critères reconnus par la loi, le handicap reste, avec plus d’un signalement sur cinq, le premier motif de signalement en matière de discrimination. Un chiffre peu surprenant au regard des 3 éléments qui, réunis, « permettent » de s’identifier comme victime. Ils sont rappelés dans l’article ci-dessous, qui informe également sur les différents solutions de signalement.

1er mars, Journée zéro discrimination : comprendre et lutter contre les discriminations liées au handicap.

Intentionnelle, structurelle, moins si affinités. Parmi les 25 critères reconnus par la loi, le handicap reste, avec plus d’un signalement sur cinq, le premier motif de signalement en matière de discrimination. Un chiffre peu surprenant au regard des 3 éléments qui, réunis, « permettent » de s’identifier comme victime. Ils sont rappelés dans l’article ci-dessous, qui informe également sur les différents solutions de signalement.

1er mars, Journée zéro discrimination : comprendre et lutter contre les discriminations liées au handicap.

À défaut du tribunal, les tribuns se fendent d’une tribune. « Fédérons les énergies […] faisons bouger la République ». C’est en substance l’appel de 135 personnalités signataires qui appellent l’ensemble de la société civile à s’affranchir des promesses (non tenues) et précipiter l’avènement d’une société pleinement inclusive.

Tribune pour des mesures concrètes garantissant les droits des personnes en situation de handicap.

État défaillant, départements en faillite ?

En première ligne quant à l’attribution des prestations et leurs financements, les départements ont beaucoup souffert du manque (pour ne pas dire de la baisse) de compensations apportées par l’État dans la mise en œuvre des politiques de l’autonomie ; ce alors que dans le même temps, les demandes et reconnaissances ont fortement augmenté. Problématiques des enfants à « double vulnérabilité » et des personnes handicapées vieillissantes sont parmi de nombreux sujets d’inquiétude de l’Assemblée des Départements de France, qui réclame à travers la voix de son vice-président une juste réforme des concours de la CNSA et un pilotage État–département renforcé en matière de politiques sociales.

Les départements déplorent les carences de l’État dans l’application de la loi de 2005.

Bornes pratiques.

Les mentalités évoluent, mais la vie intime, affective et sexuelle des personnes handicapées est encore trop sujette aux tabous, aux idées reçues ou aux difficultés de mise en œuvre, notamment en établissement.

Elle est pourtant reconnue comme composante essentielle de la dignité humaine et à ce titre doit être prise en compte dans les accompagnements. Afin de soutenir les professionnels dans une approche « positive », la Haute Autorité de Santé publie des fiches techniques et des recommandations.

La sexualité en établissements et services sociaux et médico‑sociaux : la Haute Autorité de Santé fait ses recommandations.

Pour le Collectif Handicap 54,
François JACQUES, Edito/Résumés

Vincent HAREL, Veille informationnelle


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