Prise en charge de l’autisme : 44 recommandations pour combler le retard historique de la France.

Ce dossier de presse, daté du 27 mai 2026, présente les conclusions d’une mission d’information parlementaire sur la prise en charge de l’autisme en France, dirigée par MM. Philippe Fait et Mme Isabelle Santiago.

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Prise en charge de l’autisme : 44 recommandations pour combler le retard historique de la France

Il constate un retard historique de la France dû à une approche psychanalytique persistante, un manque de pilotage national et un cloisonnement entre les secteurs sanitaire, médico-social et éducatif.

Alors que les connaissances scientifiques internationales (CIM-11) définissent l’autisme comme un trouble du neurodéveloppement nécessitant des interventions précoces, la France utilise encore la CIM-10 et peine à offrir un parcours fluide, conduisant parfois à l’orientation d’enfants vers l’aide sociale à l’enfance par défaut de soins adaptés.

Les rapporteurs soulignent plusieurs dysfonctionnements majeurs : un diagnostic trop tardif (entre 3 et 5 ans au lieu de 18 mois), une offre de soins insuffisante créant des délais d’attente inacceptables, et une inclusion scolaire entravée par le manque de formation des enseignants et d’accompagnants (AESH).

Le document pointe également la situation critique des familles, confrontées à un manque d’information fiable et à un défaut de reconnaissance de leur expertise, ainsi que le « scandale » des milliers d’enfants français placés en Belgique faute de solutions adéquates sur le territoire national.

Pour combler ce retard, la mission formule 44 recommandations structurées autour de six axes principaux :

  • Refonder le pilotage national : Réaliser une étude de prévalence fiable, harmoniser les données (CIM-11) et créer un observatoire national.
  • Coordonner le repérage précoce : Former tous les professionnels de la petite enfance et s’inspirer du modèle québécois « Agir tôt » pour intervenir dès 18 mois.
  • Garantir la qualité des accompagnements : Rendre opposables les recommandations de bonnes pratiques de la Haute Autorité de santé (HAS) et interdire strictement le « packing ».
  • Soutenir les familles : Créer un référentiel national des établissements, renforcer les solutions de répit et former les travailleurs sociaux.
  • Faire de l’école un pilier de l’inclusion : Former l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, créer un statut pour les AESH et adapter les évaluations.
  • Construire une société inclusive : Développer l’accessibilité universelle des espaces publics et sensibiliser dès le plus jeune âge.

L’objectif affiché est de provoquer un changement de paradigme en brisant les silos institutionnels pour offrir aux enfants autistes un parcours continu, fondé sur les données scientifiques et centré sur l’inclusion.


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