Échappées belles
Alors que le tour de France n’en est qu’à sa 3e journée, la saison des incendies bat, elle, déjà son plein. Fort heureusement, les désastreuses négligences de certains sont (dans une certaine mesure) compensées par des héros du quotidien. À l’image de M. Fousseynou Cissé qui, n’écoutant selon ses mots, « que son cœur », a récemment sauvé In extremis 6 personnes…
Serions nous condamnés à vivre en boucle des événements qui nous balancent entre stupeur et soulagement ? Je n’irai pas plus loin dans le dopage médiatique. Les actualités de cette édition sont déjà bien assez nombreuses. En effet, en prévision d’une petite pause estivale (méritée ou pas, c’est à vous de juger), la ration de cette édition est un peu plus riche, en bonnes nouvelles notamment. Enfin, on le croit.
Selon une citation du metteur en scène Laurent Terzieff : « La poésie c’est la raison en vacances, une possibilité de survivre dans ce monde voué au matérialisme. ». Alors histoire de conclure, une fois n’est pas coutume, sur mise en abyme lumineuse, je vous souhaite des vacances poétiques !

Pair–aidance professionnelle. Nous relayons un appel à projets assez précis : il est destiné aux établissements de santé autorisés pour prodiguer des soins de psychiatrie qui cherchent à accueillir et embaucher à terme des « médiateurs de santé pairs », soit des ex usagers des services de santé mentale qui souhaitent réaliser un parcours de formation professionnelle dans le domaine de l’aide et la médiation santé mentale. Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’un programme de l’OMS visant la réhabilitation psychosociale et l’éducation thérapeutique du patient grâce notamment à cette nouvelle catégorie d’intervenants. Formations (niveau licence) et aide à l’embauche prises en charge sous conditions.
La solidarité nationale, c’est pas du gâteau. Le terme « handicap » est apparu pour la première fois dans la loi de 1975, qui a pour autre mérite d’avoir étendu la notion de solidarité nationale aux personnes qui en sont porteuses. 50 ans (plusieurs lois « complémentaires ») et autant de bougies après, cette promesse de justice sociale n’est pas totalement tenue. Le Collectif Handicaps national ne s’essouffle pas de le rappeler.
Il n’y a pas de recette pour être parent/aidant. Mais certainement de bons ingrédients… En effet, « rien ne [nous] prépare à la maladie ou au handicap d’un [notre] enfant », et l’errance administrative fait souvent suite à la douleur du diagnostic. D’où l’idée de 2 associations (« les Bobos à la ferme » et « Groupe SOS solidarités ») de créer un guide qui référence, sous forme de parcours, les différentes aides et structures qui interviennent dans le champ du handicap, avec un indispensable glossaire de base. Probablement pas un « kit de survie » mais une « béquille », indéniablement.
L‘examen du code de la route est sur la voie de l’inclusion. Afin de leur faciliter l’accès à ce sésame indispensable en termes de mobilité, les personnes sourdes/malentendantes pourront sur simple demande bénéficier de conditions adaptées. En l’occurrence, la présentation de diapos/vidéos déjà traduites en LSF, mais également un éventuel temps additionnel lors de l’examen. Une initiative récompensée par la Commission Internationale des examens de conduite automobile, qui aura également pour avantage de réduire le coût du permis.
Maladies rares, nombreuses rencontres. LARA (La plateforme Lorraine Affections Rares), très active, présente son nouveau programme qui s’étend de septembre 2025 à septembre 2026. Congrès, journées des associations, des patients/soignants, ou dédiées à certaines maladies/pathologies, le calendrier proposé est riche en rendez-vous et temps d’échanges et/ou d’informations. Un dynamisme réconfortant en soi.
Ça va tomber ? Nous y sommes : les préfets ont récemment reçu des consignes allant dans le sens d’une judiciarisation du respect des normes d’accessibilité. Ils devront par ailleurs veiller à ce que cette notion ne s’entende pas qu’au sens « habituel » des seuls handicaps visibles. Ils devront pour cela procéder par étapes, prioriser selon le type d’établissements (notamment publics de catégorie 1 à 4) et les démarches déjà entamées (ou non)… Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette circulaire s’est faite attendre (les fameux Ad’ap – schémas d’accessibilité programmée étant arrivés à échéance en septembre 2024), puisque l’accessibilité universelle était déjà évoquée dans la loi de 1975. Reste à savoir si, avec un calendrier très vague entre autres manque de moyens ou de gouvernance partagée avec les premiers concernés (principaux reproches du Collectif Handicaps), elle pourra enfin faire avancer les choses.
Complémentaire mon cher Watson ! Afin de lutter contre le taux de non-recours, la pauvreté et l’exclusion sociale au sens large, les bénéficiaires de l’AAH sont également depuis le 1er juillet 2025 présumés bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire (ex CMU+), sous certaines conditions, avec ou sans contrepartie selon les ressources. Concrètement, cette aide devrait leur permettre de couvrir (sans restes à charge ou presque) l’ensemble des dépenses de santé courantes mais également prothèses dentaires, auditives, lunettes entre autres dispositifs médicaux. Et ce, sans avoir à en faire la demande. Une avancée significative dans l’accès aux soins/à la santé des plus précaires.
L’expertise au service d’un accès bienveillant aux soins/à la santé. En l’occurrence, aux consultations gynécologiques et à la santé sexuelle pour les femmes porteuses d’autisme. Ce webinaire, porté par le Centre Ressources Autisme Lorraine et ses partenaires, diffuse des conseils à destination des professionnels/accompagnants en établissements et fait la promotion du dispositif « Handigynéco », qui propose un parcours progressif de soins personnalisés, adapté à la situation de chacun. Une première édition riche d’informations.
Pour le Collectif Handicap 54,
François JACQUES, Edito/Résumés
Vincent HAREL, Veille informationnelle
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