Entre 2021 et 2024, les Conseils Départementaux de la Citoyenneté et de l’Autonomie (CDCA) ont renforcé leur rôle dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des politiques publiques d’autonomie, après une période marquée par la crise sanitaire (2019-2020).

Leur participation aux avis obligatoires est restée stable, mais elles s’impliquent davantage dans la co-construction des politiques, notamment via :

  • Une plus grande implication dans les schémas départementaux (âgés / handicap) ;
  • Des auditions pour expliciter leurs avis (plus de la moitié des CDCA) ;
  • Un retour accru des institutions (conseil départemental, financeurs) après leurs avis.

Leur reconnaissance institutionnelle progresse, mais reste inégale selon les territoires. Les CDCA sont de plus en plus perçues comme des espaces de réflexion et de propositions : la part de celles qui émettent des recommandations (au-delà des avis réglementaires) est passée de 1/3 à 2/3. Les thématiques sont locales et variées, mais les recommandations manquent parfois de précision et de visibilité.

Leur ancrage territorial s’est renforcé (représentation dans des instances comme la CRSA, CTS, etc.), avec plus de sollicitations hors avis obligatoires (1/3 des CDCA) et une dynamique inter-CDCA en progression.

Cependant, plusieurs défis persistent :

  • Animation et mobilisation : engagement fort mais hétérogène (45 % de participation en plénière), sentiment d’essoufflement dans certains territoires, difficulté à animer des instances souvent très larges (80 membres en moyenne) ;
  • Accessibilité : partiellement mise en œuvre dans 4 CDCA sur 10 ;
  • Renouvellement des membres : procédure lourde, fréquence tous les 3 ans, manque de candidatures, désengagement lié à un sentiment d’inutilité ;
  • Ressources : moyens humains et financiers très inégaux selon les départements.

Perspectives :
Pour pleinement exercer leur rôle, les CDCA doivent :

  • Améliorer leur animation et favoriser la pluralité des voix ;
  • Produire des recommandations plus opérationnelles ;
  • Mieux valoriser leurs travaux et se faire connaître ;
  • Bénéficier d’une évaluation de leur impact pour renforcer leur reconnaissance.

Les institutions sont invitées à les associer plus systématiquement aux politiques d’autonomie. Dix ans après leur création, des progrès sont notables, mais des marges de progression importantes restent à exploiter pour réduire les disparités territoriales et renforcer l’efficacité des CDCA.


En savoir plus sur Le Collectif Handicap 54

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire