Assistante familiale : un pilier indispensable pour l’accueil des enfants en situation de handicap, aujourd’hui en péril.

Alors qu’une nouvelle loi sur la protection de l’enfance se prépare, le GEPSo, l’UFNAFAAM et la Fondation Jean Jaurès lancent un appel urgent : revaloriser une profession essentielle qui constitue souvent le dernier rempart pour des enfants vulnérables, notamment ceux en situation de handicap.

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Assistante familiale : un pilier indispensable pour l’accueil des enfants en situation de handicap, aujourd’hui en péril.

Un rôle de premier plan pour des publics vulnérables

Les assistantes familiales ne se contentent pas d’offrir un toit ; elles constituent le cadre de vie principal pour des enfants aux parcours complexes, dont beaucoup présentent des troubles du neurodéveloppement ou des handicaps nécessitant une attention quotidienne spécialisée. En accueillant ces enfants à leur propre domicile, elles leur offrent la stabilité, la continuité et la bienveillance indispensables à leur épanouissement. Consensus scientifique et institutionnel à l’appui, cet accueil familial reste la solution la plus pertinente pour garantir le développement de l’enfant, à condition qu’il soit sécurisé et soutenu.

Une profession sous tension qui menace l’accueil des plus fragiles

Pourtant, celles qui prennent en charge ces publics exigeants font face à une précarisation alarmante. Isolement professionnel, manque de reconnaissance de leurs compétences spécifiques, absence de soutien des équipes pluridisciplinaires et difficultés financières fragilisent quotidiennement leur exercice. La situation est critique : les effectifs ont chuté de 7,2 % entre 2017 et 2022, tandis que la moitié des professionnelles ont plus de 55 ans.
Cette crise a des conséquences directes sur les enfants en situation de handicap : la part des enfants confiés à l’ASE et placés en famille d’accueil a drastiquement baissé (de 56 % en 2006 à 36 % en 2023), privant nombre d’entre eux de leur meilleur environnement de développement.

18 propositions pour sécuriser l’accueil des enfants handicapés

Pour inverser cette tendance et garantir que chaque enfant, quelle que soit sa situation, puisse bénéficier d’un accueil familial de qualité, les organisations portent 18 propositions concrètes centrées sur la professionnelle :

  • Reconnaissance pleine et entière de leur statut de travailleuse sociale et de leurs compétences spécifiques auprès des publics handicapés.
  • Formation renforcée (initiale et continue) pour mieux répondre aux besoins complexes des enfants accueillis.
  • Revalorisation salariale reflétant la réalité et la pénibilité de ces accueils spécialisés.
  • Soutien opérationnel pour rompre l’isolement et garantir un travail en lien avec les équipes soignantes et éducatives.
  • Sécurisation des parcours pour prévenir les ruptures de prise en charge préjudiciables aux enfants.

Le GEPSo et l’UFNAFAAM appellent les pouvoirs publics à faire de ces propositions le socle d’une réforme ambitieuse. Il s’agit d’une question de justice sociale : sans une revalorisation urgente de celles qui accueillent nos enfants les plus fragiles à leur domicile, c’est tout le système de protection de l’enfance et le droit fondamental de ces enfants à grandir dans un environnement stable qui sont compromis.

Source : https://www.gepso.fr/actualites/assistantes-familiales-le-gepso-en-partenariat-avec-lufnafamm-et-avec-le-soutien-de-la-fondation-jean-jaures-publie-18-propositions-pour-revaloriser-une-profession-essentielle-2/


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