L’alerte de la FNATH
L’association des accidentés de la vie tire la sonnette d’alarme face aux projets gouvernementaux visant à imposer à la branche Accidents du travail – Maladies professionnelles (AT-MP) une économie immédiate de 800 millions d’euros. Parmi les pistes évoquées figurent la baisse des indemnités d’arrêt de travail et l’imposition des indemnités journalières, des mesures qui pénaliseraient directement les victimes.

Une injustice sociale
La FNATH condamne fermement cette volonté de faire porter le poids des déficits publics, causés par une gestion défaillante de la protection sociale, sur les travailleurs ayant perdu leur santé au service de la nation. L’association qualifie cette démarche d’idéologie libérale méprisant la vie humaine et s’attaquant au pouvoir d’achat de personnes déjà fragilisées.
Des contradictions flagrantes
L’association pointe l’hypocrisie d’une communication gouvernementale promettant des investissements massifs dans la prévention via le plan santé au travail, tout en préparant aujourd’hui un retour en arrière sur des droits acquis depuis des décennies.
Un risque de précarité accru
Rappelant que les victimes ne sont pas responsables de leur état et que les rentes actuelles sont déjà insuffisantes pour éviter la précarité, la FNATH estime que la « ligne rouge » est franchie. Réduire ces indemnités revient, selon l’association, à créer artificiellement de nouveaux pauvres et à faire preuve d’une absence totale de reconnaissance envers ceux qui ont contribué à la richesse nationale au prix de leur santé.
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