Symboles
Au moyen-orient, toujours de l’eau dans le gaz, du pétrole dans l’eau, une évolution et des conséquences dont l’ampleur reste impossible à déterminer… Mais on ne va pas vous faire un énième édito sur ce monde de « brut » : les polluants éternels ne sont pas les bienvenus au robinet des informations que nous distribuons déjà goutte à goutte…
Cela étant, « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », selon la célèbre citation apocryphe de Lavoisier (découvreur de la molécule d’eau!), qui découle de son traité élémentaire de chimie.
Aussi, même si nous souhaitions – pour une fois – consacrer une édition « chimiquement pure », soit uniquement dédiée aux actualités en rapport avec le handicap, elle ne saurait s’extraire d’un contexte politique plus vaste.
C’est d’autant plus vrai au lendemain du second tour des municipales et le jour de la disparition de Lionel JOSPIN, où le précipité de la sélection réagit avec une bonne dose de symboles. En ce qui concerne les municipales, ces symboles prennent la forme de villes – bastions conservés, conquis ou repris, passés à la moulinette analytique des citoyens, politologues et partis eux-mêmes pour justifier ou dénoncer, tantôt les alliances (de raison, de circonstance, voire les deux), tantôt leur absence, rendant de fait la solution politique effervescente à l’échelon local, et presque insoluble à l’échelon national. Pour ce qui est de la disparition de l’ancien premier ministre, le symbole tient tout entier à l’homme, qui a su incarner en son temps à la fois le progrès, le pluralisme et la possibilité du dialogue, notamment après la dissolution de 1995.
Pour faire le lien avec nos articles ci-dessous (et ceux publiés en général), on peut dire que la France reste symboliquement attachée à l’idée de progrès social à travers les différents traités, lois, crées et/ou ratifiés (école inclusive, loi de 2005 et ses évolutions, Convention Internationale pour les Droits des Personnes Handicapées…), même si les « transformations » concrètes, sans forcément se perdre, peinent parfois à trouver leur chemin hors des laboratoires, dans le quotidien des citoyens.

« Souplesse et réactivité ».
Sur le papier, les Pôles d’Appuis à la Scolarité représentent un « idéal » d’inclusion scolaire car destinés à tous les élèves présentant des difficultés, qu’ils soient reconnus ou non par la MDPH, prenant en compte l’ensemble des besoins (aménagements pédagogiques, accompagnements en classe, transports, périscolaire etc.), apportant une réponse à la fois individualisée et territorialisée fondée sur la coopération Éducation Nationale – Agence Régionale de Santé – acteurs locaux du médico-social. Une récente commission exécutive de la direction des services de l’éducation nationale 54 en a fait une présentation à travers les deux territoires préfigurateurs de Jarny et Briey, avant leur généralisation prévue pour la rentrée 2027.
Réarmer le soutien à la parentalité.
Pour les parents en situation de handicap.
Droit reconnu mais encore peu appliqué dans toutes les dimensions qui en découlent, la parentalité des personnes en situation de handicap reste malheureusement trop souvent perçue de manière stigmatisante tout en étant insuffisamment soutenue. Dispositifs existants mais sous financés, formation/sensibilisation des professionnels défaillantes, inégalités territoriales dans l’accès aux accompagnements, problématiques de gouvernance/intégration des personnes concernées ou encore absence de pilotage au niveau interministériel sont parmi les principales raisons évoquées par le « Comité Parentalité ». Ce collectif d’associations milite pour la concrétisation de l’égalité des droits, afin que le handicap ne soit plus un frein au bonheur d’être parent, sans infantilisation.
Pour les parents d’enfants handicapés.
De l’annonce du handicap à la perpétuelle recherche d’équilibre au sein de la famille en passant par les difficultés du quotidien, être parent d’un enfant handicapé c’est souvent éprouver un parcours de vie parsemé de défis. Afin de ne pas se retrouver seul et d’échanger sur les expériences de chacun, l’association Familya Nancy propose des rencontres conviviales le samedi matin à partir du 28 mars.
Répit, infos, conseils…
Dans une optique assez similaire, c’est le moment de faire le grand ménage de printemps dans le tumulte du quotidien que l’on vit lorsque l’on prend soin d’un proche. La maison des aidants de Nancy propose encore une belle palette d’activités et rendez-vous pour ce deuxième trimestre de 2026 – déjà.
Plus que (le printemps) du cinéma.
Entre la cérémonies des Césars et le festival de Cannes, loin des tapis rouges mais au plus près des « vécus », le festival du film de l’action sociale de l’IRTS de Lorraine revient pour une 28ème édition, du 23 mars au 06 avril. Ces « rencontres documentaires » seront comme chaque année l’occasion de projections-débats, pour la plupart en présence des réalisateurs, autour de thématiques sociétales (âges de la vie, pauvreté, handicap, identité, environnement, solidarités…). Blockbusters et pop-corn ne sont a priori pas au programme, mais réflexions et émotions, de quoi indéniablement nourrir la part d’humanité qui réside en chacun.
Pour le Collectif Handicap 54,
François JACQUES, Edito/Résumés
Vincent HAREL, Veille informationnelle
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