Au Cœur du vivre ensemble
« L’association est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d’une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices. »
Article 1 de la loi du 1er juillet 1901
Éducation, santé, loisirs, culture, sport, défense des droits, citoyenneté, bien-être animal, écologie… Pas un secteur n’échappe à leur bienveillance. Loin des discours creux, des vagues promesses, des annonces tonitruantes, les associations, leurs bénévoles et pour nombre d’entre elles leurs salariés, œuvrent quotidiennement à tisser des liens, animer les territoires, prendre soin.
Par « convention », voilà 125 ans qu’elles sont un rouage essentiel de la vitalité démocratique, le moteur de la cohésion sociale. Un rôle essentiel, et pourtant menacé. Par manque de moyens, principalement, mais parfois par manque de reconnaissance plus insidieux, banalisé. Or, « gestion désintéressée » ne rime pas toujours avec gratuité !
En temps normal, on ne s’inquiète de sa santé que lorsque la prise de sang est mauvaise. Suivant ce principe, il est peut-être temps de veiller à ce que le secteur puisse continuer à pulser ! C’est tout le sens de l’appel pour « la France qui (se) bat ».

Sur place. L’amendement « CRETON », adopté il y a plus de 35 ans, a fait l’objet d’un rapport de la Cour des Comptes à la demande de la commission des affaires sociales du Sénat. Si ce dispositif a effectivement permis de pallier au manque de place et d’éviter bien des ruptures de parcours ou orientations inadaptées lors du passage à l’âge adulte, il est régulièrement devenu une solution par défaut. Pour ne pas dire un « boulet administratif » qui ne satisfait ni les besoins des personnes (adultes maintenus, public cible), ni les professionnels parfois démunis, ni les finances publiques (le maintien coûte souvent plus cher qu’une solution adaptée) ; sans compter des disparités territoriales complexifiant davantage le pilotage. La Cour des Comptes appelle à une « remobilisation » de l’ensemble des acteurs autour de quelques mesures « structurantes ».
Reporté. La CNH 2026 a été reportée au 4 septembre en raison des fortes chaleurs. L’occasion pour les participants de faire leurs « devoirs de vacances » – en tout cas de réfléchir à tête reposée pour préparer au mieux ce rendez-vous incontournable. Véritable carrefour, la Conférence Nationale du Handicap permettra de faire le point sur les objectifs réalisés (ou pas) et sur les orientations à prendre pour les prochaines années. Un enjeu crucial à au moins deux titres : cette édition sera la dernière du quinquennat actuel ; les associations, qui sont en première ligne dans les accompagnements, ne cessent d’alerter sur la précarité du secteur, pointant notamment la baisse de financements publics.
Une mesure qui rend malade ? La Fédération Nationale des Accidentés du Travail et des Handicapés persiste et signe : en publiant un décret d’application qui plafonne la durée initiale des arrêts maladie à 31 jours (et qui limite la durée d’indemnisation en cas d’accident du travail), le gouvernement prend une mesure « symbolique », qui non seulement balaie sous le tapis les véritables causes de leur augmentation, stigmatise les travailleurs, et risque à terme de pénaliser salariés, médecins et entreprises…
« Un Cœur pour les rassembler tous »… Et dans la lumière, les lier. Ce n’est pas la terre du milieu, mais bien l’ensemble du tissu social qui est maintenu grâce a plus de 2 millions d’associations, 13 millions de bénévoles et 2 millions de salariés. Pour célébrer les 125 ans de la loi de 1901 autant que pour sensibiliser l’ensemble de la société civile sur leur rôle essentiel, « France Générosité » et « Le Mouvement Associatif » ont lancé une campagne de mobilisation citoyenne. Relayer, participer, incarner, c’est le mot d’ordre, il s’accompagne d’un kit de communication pour rendre visible au maximum cette initiative, sous le #battement, qui doit apparaître sur tous les posts de la campagne. Accompagné peut-être de votre chorégraphie ? À vos dancefloor…
La bascule. « Le handicap, quelle que soit sa nature, ne s’efface pas magiquement à l’âge de la retraite. » Pourtant, une différenciation s’opère selon le taux d’incapacité, dans les allocations « mobilisables », les modes de calculs des revenus et la récupération sur succession. Une fragilisation qui interroge.
Le grand bain. Le besoin de fraîcheur va vite se faire (re)sentir, et malgré la fermeture de 3 piscines, la Métropole du Grand Nancy garde une offre aquatique intéressante jusque fin août. Infos, tarifs (allant jusqu’à la gratuité) et adaptations diverses à découvrir ci-dessous. Pour les estivaliers qui restent à « Nancy plage », l’office du tourisme propose entre autres des visites adaptées.
Pour le Collectif Handicap 54,
François JACQUES, Edito/Résumés
Vincent HAREL, Veille informationnelle
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