L’Unapei, membre du Conseil National des Loisirs et du Tourisme Adaptés (CNLTA), a mené une grande enquête auprès de son réseau. Les 1660 réponses recueillies, issues de la triple expertise, permettent de dresser un état des lieux sur les vacances adaptées pour envisager des pistes d’actions concrètes.

Depuis plusieurs années, l’accès aux vacances adaptées est régulièrement mis à mal. Suite au contexte sanitaire du Covid, aux répercussions de l’incendie de Wintzenheim, aux contraintes logistiques et à la difficulté à recruter des équipes d’encadrement formées, les offres et l’image des vacances adaptées se sont vues fragilisées.
Afin d’objectiver les attentes et les ressentis des vacanciers, de leur proches comme ceux des professionnels qui les accompagnent, une enquête a été menée par l’Unapei entre avril et juillet 2025 auprès de membres de son réseau. 525 personnes en situation de handicap y ont pris part ainsi que 825 proches et 310 professionnels des établissements et services qui les accompagnent. Elle apporte un éclairage riche sur les attentes, les difficultés rencontrées et les pratiques.
Des dispositifs utiles
S’il ne fallait retenir qu’un enseignement de cette enquête, ce serait certainement le caractère essentiel des vacances adaptées, qui répondent aux besoins et aux attentes des personnes en situation de handicap tout en offrant un temps pour soi indispensable à leurs proches. Les résultats de cette enquête sont sans équivoque : les vacanciers qui bénéficient de séjours en vacances adaptées se déclarent globalement très satisfaits. 90% d’entre eux et 75% de leurs proches partagent ce ressenti. Ce constat confirme l’importance de développer ces dispositifs, qui répondent à des besoins importants.
Des freins qui persistent
Malgré tout, les résultats soulignent des freins persistants : le manque de places, le manque de moyens, le coût des séjours élevés dans un contexte de baisse des aides financières et une méconnaissance des organismes de vacances adaptées (OVA) limitent les départs. Pour 55 % des proches interrogés, si la personne ne part pas, ou plus, en vacances adaptées, ce n’est pas un choix mais une contrainte. Par ailleurs, 39% des vacanciers indiquent que le départ n’est plus possible en raison d’un coût de séjour trop élevé.
L’enquête souligne également que la qualité du séjour repose en grande partie sur la qualité de l’équipe encadrante. Pour 30% des proches, l’offre de séjour proposée ne correspond pas suffisamment aux besoins du vacancier. Or, le secteur fait face à un manque de qualification des accompagnateurs, aggravé par des niveaux de rémunération souvent incompatibles avec les compétences attendues.
Ces constats appellent à une mobilisation renforcée de tous les acteurs concernés afin de consolider l’offre existante et d’en garantir la pérennité.
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